Que vaut une journée de formation en présentiel face à la lecture d’un livre sur le même sujet ?

Commençons par une définition : qu’est-ce que se former ?
Se former c’est acquérir un ensemble de connaissances théoriques et pratiques sur un métier ou une technique particulière .

Notre sujet, se former avec un livre VS se former en présentiel sur le même sujet ne traite ici que de deux moyens parmi les multiples possibilités qui s’offrent à un apprenant.

Alors, que vaut la lecture d’un livre face à une formation en présentiel ?

Pour se former on doit « apprendre » et il est important de faire la différence entre apprendre et comprendre.

Voyons d’abord les avantages et inconvénients de ces deux méthodes :

Se former avec un livre

Se former soit même avec un livre, c’est la liberté de travailler à sa guise.
On est ainsi affranchi des contraintes liées à la formation sur place, les déplacements, les horaires pouvant être incompatibles avec nos emplois du temps.
Ce mode de formation développe l’esprit de recherche et de documentation.

En effet, ne pouvant solliciter directement le formateur pour toute explication nécessaire, on est obligé en complément de faire des recherches par soi-même, de consulter des sites Internet, d’autres livres ou documents sur le sujet. Cela développe considérablement le côté autodidacte et le côté organisation.
On devient ainsi acteur de son apprentissage et on apprend à son propre rythme.

Mais se former avec un livre demande souvent beaucoup plus de volonté et de régularité que tout autre type de formation. Lorsqu’on étudie seul, on finit parfois par se lasser et par jeter l’éponge.
Quand on est seul avec son livre on n’est pas porté à rencontrer du monde, ce qui est important pour échanger des idées, des opinions sur la formation suivie. Pas de partage ni d’échange, pas de dimension sociale et perte des contacts humains.
Lorsqu’on ne trouve pas de réponse à une question complexe, il n’y a pas de formateur pour éclairer notre lanterne. Quand il s’agit de formations essentiellement pratiques, on risque de s’étendre sur le côté théorique sans aucun acquis pratique. D’autre part, le lecteur n’a aucun contrôle sur la qualité du contenu.
Un livre propose souvent trop d’informations et le risque est qu’il y ait une dilution de celles-ci.
Si l’information est trop dense ou mal structurée, on court le risque de court-circuiter et de rendre caduc l’apprentissage. C’est ce qu’on appelle la « surcharge cognitive » .
Vous trouverez ici une présentation plus complète traitant de la surcharge cognitive.

D’autre part, il faudra s’armer de patience et prendre conscience que la durée de l’apprentissage – long et fastidieux –  prendra beaucoup plus de temps que d’autres méthodes.
Se former par la lecture d’un livre demande donc une certaine liberté et un degré d’autonomie important à l’apprenant qui porte la responsabilité de son propre apprentissage.
Il appartient à chacun d’évaluer si ce type de formation lui convient en se renseignant et en s’imprégnant de l’expérience des autres.
D’ailleurs, face aux difficultés que représentent la formation par la lecture, certaines sociétés proposent aujourd’hui des formations permettant d’apprendre à se former avec un livre.
C’est le cas de Finance Technique & trend qui propose la méthode SQ3R, partant du constat que 50% de ce que vous lisez est oublié avant 1 /4 d’heure !
Vous comprendrez qu’un travail sur soi est nécessaire avant de s’engager dans ce mode d’apprentissage car il est primordial d’évaluer ses capacités avant de se lancer dans une formation par la lecture d’un livre.

Se former en présentiel

Dans les dispositifs d’accompagnement du changement, la formation présentielle reste la forme la plus classique et la plus appréciée des apprentissages pour les apprenants : . Intra ou inter entreprise, cours particulier, form’action ou coaching,  elle permet d’apprendre et de partager les acquis et les expériences.

L’apprentissage d’un nouveau processus ou d’un nouvel outil passe d’abord et avant tout par une formation de ce type car elle présente de nombreux avantages :

  • Dispenser un apprentissage en situation réelle, avec l’outil utilisé, par le biais de cas pratiques métier. Ils vont permettre à l’apprenant d’être en situation par rapport à son quotidien et de balayer les cas qui l’occuperont dans le cadre de ses fonctions.
  • Réunir dans un même lieu des personnes de services et d’entreprises différentes pour leur permettre de partager leurs expériences et de confronter leurs méthodes,
  • Bénéficier d’un cursus court et intensif visant une maîtrise opérationnelle dès la fin de la formation (Car le temps c’est de l’argent !)
  • Identifier les difficultés rencontrées par les apprenants lors des exercices pratiques,
  • Tenir compte des styles cognitifs des participants et s’y adapter
  • Diffuser les messages de la direction auprès des utilisateurs pour que l’enjeu du déploiement soit clairement compris,
  • Recueillir les impressions des stagiaires, en direct, et les restituer à la direction en cas d’alerte.

Non limitative, cette liste d’avantages ne peut pas occulter les nécessaires prérequis que la formation présentielle nécessite :

  • Un coût par stagiaire qui doit être acceptable,
  • Une durée de formation la plus juste pour l’atteinte des objectifs,
  • Une homogénéité des participants lorsque que la formation est dispensée en groupe,
  • Préserver les stagiaires de trajets longs et coûteux, (la solution : intra sur site client)
  • Une culture de l’entreprise qui doit être un terrain favorable à la formation présentielle

Verdict

Ce qui importe le plus dans un apprentissage quel qu’il soit, c’est la pratique personnelle parce qu’elle apportera l’habileté nécessaire pour maîtriser ce que vous avez appris. C’est là toute la démarche d’une formation en présentiel.

Un formateur peut apprendre à comprendre ce qui est plus difficile pour un livre.
Rien n’assure le lecteur qu’il comprend l’information à laquelle il accède. L’information transmise par un support inanimé est-elle automatiquement transformée en savoir ? Posséder un livre de cours suffit-il pour se passer des formateurs ?

La plupart des livres se noient dans des informations et des interprétations sûrement intéressantes et riches du point de vue intellectuel, mais parfois vaines et inutiles du point de vue de la pratique.
De ce fait, un livre peut être une base documentaire intéressante pour venir compléter une formation en présentiel mais ne peut en aucun cas s’y substituer.

D’ailleurs, afin de définir votre mode de formation adéquat, posez-vous la question : qu’est-ce qui est le plus important pour vous ?

Savoir nager …….

Ou…..

Tout connaître sur la nature de l’eau ?

Virginie SZEFEROWICZ

 

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